Pour le petit Augusten, son père est une présence fantomatique, à peine signalée par une toux ou des volutes de tabac dans l’obscurité d’une pièce. L’enfant n’attend rien d’autre que de l’amour, mais de cet amour, son père, alcoolique et dévoré de psoriasis, ne sait pas le gratifier. Longtemps le garçon subit la menace paternelle, jusqu’à ce que naisse en lui un ressentiment sinistre. Alors les jeux commencent.
Avec Un loup à ma table, Augusten Burroughs se risque à écrire le dysfonctionnement familial et évoque avec impétuosité et innocence son rapport au père, entre haine acerbe et tendresse infinie. Il dynamite les clichés de l’autobiographie.