Si l’on en croit Casanova, il s’est épris encore adolescent d’une certaine Lucia, au seul et charmant défaut, son très jeune âge. Il s’engage à revenir demander sa main. Mais à son retour, la promise s’est enfuie, sans doute avec un rival. Des années plus tard, en 1758, le grand libertin retrouve l’infidèle, affreusement défigurée, dans une maison close d’Amsterdam.
À ce conte masculin de désillusion et de cynisme, Arthur Japin préfère une version féminine d’aventure et de sacrifice. Sur les traces de la belle Lucia, il nous entraîne dans un périple envoûtant à travers l’Europe des Lumières, des canaux d’Amsterdam à ceux de Venise.

Être ou apparence, émotion ou raison, Un charmant défaut joue à merveille des puissantes contradictions de l’âme.