« Maman n’est jamais morte jusqu’à présent, ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va commencer. »

« Ce matin, j’ai tapé “maman est morte” sur Google. En un dixième de seconde, le moteur de recherche affiche un million trois cent mille réponses. »
La mort, on se l’imagine comme dans les films : tirs de mitraillettes, cow-boy fauché par une flèche, et un mot d’esprit qui s’échappe au moment du dernier soupir. Mais en fait la mort d’une mère, c’est insidieux et ça vous prend par surprise. Malgré les signes avant-coureurs, en dépit des diagnostics médicaux, on refuse l’inéluctable.

Entre fêtes et larmes, malheur et douceur, Isabelle Alonso ose parler de la perte la plus ntime qui soit : celle de sa mère. Après Fille de rouge et L’Exil est mon pays, elle poursuit sa chronique familiale en affrontant sa douleur sans pathos. Elle ne s’épargne rien et, par le rire, tord le cou au larmoyant, pour en être que plus poignante.