1946. Dans une petite ville lorraine, Solange attend le retour de déportation de son père, Isy. Au Lutetia, elle retrouve Max, compagnon d’Isy, muré dans un silence désespéré, mais qui visiblement cache un secret. Solange ne renonce pas.
Les années passent. Solange rencontre Simon, lui aussi enfant de déportés. L’un comme l’autre refusent le destin, l’impossible deuil des disparus. Leur chemin singulier, parsemé de révélations, les mènera de la jungle indochinoise, mirage de seconde chance, aux portes du Néguev et à la découverte d’un réseau de Juifs qui ont poursuivi la lutte après la guerre. Le terrible dénouement émergera des brumes polonaises.
Servi par une écriture sans concession, pudique et musicale, L’Ordre des jours ressuscite lumineusement les années 1950 et nous plonge dans l’intimité de cette France qui bascule d’une guerre à l’autre.