« Ils m’ont appelée la Rouge Bête.
Ce n’était pas méchantement. »
C’est Esdeline Favier, née en 1733 aux Ordons du Haut, qui parle.
Elle va nous entraîner de ses Vosges natales aux Amériques, non sans revenir sur les rives de la Moselle. Tour à tour bergère, pirate, cavalier, planteur, la Rouge voguera sur un roulier de nègres, prendra les armes, hissera le pavillon noir, libérera des esclaves de Sénégambie, toujours habitée par une même rage, une même passion sauvage.
L’Ombre des voyageuses flamboie d’un soleil qui illumine l’intérieur des êtres et des choses pour en faire un roman d’aventures au féminin illustrant le bonheur et la tragédie. Une histoire comme seuls Alexandre Dumas ou Jules Verne ont pu en concevoir, portée par un souffle épique et une écriture remontée du cœur de la mer.

Prix Amerigo Vespucci, Festival International de Géographie de Saint-Dié-des-Vosges, 2006.