À Danda, près de Bombay, Rachel est la dernière représentante de la communauté juive. Son mari s’est éteint et ses enfants ont émigré en Israël. La vie de Rachel s’organise alors entre le temple, qui n’abrite plus ni rabbin ni office, et la cuisine. La synagogue, où elle s’est mariée et qu’elle entretient avec ferveur. Les fourneaux, où, pour ses hôtes, elle perpétue les traditions culinaires et fait resurgir les saveurs du passé – poulet kesari, patates tilkout, curry casher.

Quand des promoteurs s’intéressent d’un peu trop près à la synagogue, Rachel, utopiste au cœur pur, s’interpose pour protéger l’emblème de sa foi, le lien vivant d’avec ses ancêtres. Ses plats, au parfum enivrant de cannelle, cumin ou curcuma, qui ouvrent l’appétit et délient les esprits, seront des armes inattendues contre la spéculation immobilière.