L’absence peut parfois dissoudre jusqu’au goût même de la vie. Un sursaut, une route : auprès de Kip, l’ami d’enfance, le fils de rescapés, un refuge se dessine peut-être pour cet homme en dérive. C’est dans leur passé, vécu, partagé ou imaginé, qu’il plonge. C’est là que Kip, qui désormais dirige la filature familiale, l’attend et le recueille. Un monde à part, mais un monde. Lui, Kip, Léah, Marie… Ils s’approchent, se cherchent, se touchent, jusqu’au mal de vivre, jusqu’au désir de vivre, presque.

Perte amoureuse, perte collective, la blessure du vide est-elle partageable ? En filigrane, Le Geste pose des questions essentielles. La force des personnages, la magie des mots, le tremblement de l’histoire… Une atmosphère qui vous colle à la peau, comme le passé.