Avec Hitler, nous avons affaire à un dictateur qui a mis en miettes l’appareil d’État traditionnel pour créer de nouvelles structures de gouvernance indissolublement liées à sa personne. Tout l’enjeu d’une biographie sur Hitler consiste à expliquer cette concentration extrême de pouvoir et d’abus de pouvoir unique dans l’histoire moderne. — Peter Longerich

Dans cette somme, Longerich revient sur l’incroyable ascension de celui qu’il dépeint comme ayant été à l’origine un « moins que rien », affligé d’un profond « sous-développement affectif ». S’il ne nie pas le machiavélisme du personnage, il dissipe toute illusion quant à ses prétendues qualités de stratège politique et montre comment son arrivée au pouvoir, sa prise de contrôle de l’armée et jusqu’à ses décisions les plus terribles ont autant été le fruit du hasard et de l’improvisation que de calculs tactiques.
En dépit de sa cruauté, voire de sa folie, Adolf Hitler n’était qu’un homme, avec toutes ses faiblesses et ses lâchetés, et c’est bien ce qu’il y a de plus effroyable dans ce constat implacable.
Après Himmler et Goebbels, Peter Longerich termine son exploration psychologique et historique des artisans de la Shoah.

Traduit de l’allemand par Tilman Chazal, Caroline Lee, Caroline Lelong et Valentine Morizot. Sous la direction de Raymond Clarinard.

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