« On me croit drôle et charmant, mais je suis sérieux et fatigué. J’ai mal au dos, plus de cheveux et une vilaine peau. » Confession d’un triste sire, aveux d’un raté ? Signé par l’une des voix les plus acérées et les plus dérangées du moment, cet autoportrait peu flatteur est assurément hilarant. Ces instantanés de vie absurdes et pathétiques, du bouledogue incontinent à la terreur ordinaire à bord d’un 747, dessinent avec brio une forme d’autobiographie en creux.

En maître de l’autodérision, Augusten Burroughs révèle ses incertitudes, ses manies et sa fragilité – une débâcle intime dont il fait un miroir de la condition humaine cocasse et inspiré.