Coups de cœurs des libraires

Libraire temp

Librairie Hirigoyen

Bayonne

Dans une belle ambiance baroque et mystérieuse, une saga familiale haletante où les secrets du passé reviennent au grand jour, comme une malédiction inéluctable.

Marie Hirigoyen

Libraire temp

Librairie Les Lisières

Roubaix

Ode au courage et à la persévérance, La Course à l’oubli se lit d’une traite! On découvre (ou redécouvre) la vie très ordinaire de ce coureur pourtant extraordinaire venu d’Algérie prendre les armes pour la France lors de la première guerre mondiale, qui décida de rester travailler à Paris. Coureur au grand cœur, la vie d’Ahmed fut semée d’embûches et parsemée de petits bonheurs et de grandes fiertés… Un texte superbe, tout en finesse, autour du sport et de l’histoire!

Marianne Kmiecik

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Caroline (carobookine.com, blogueuse littéraire) à Lorraine Fouchet

Après une carrière de médecin aux quatre coins du monde, à quarante ans, vous avez décidé de vous consacrer à l’écriture. Lorraine Fouchet, comment devient-on écrivain?

Je suis fille unique, alors quand j’étais petite, en rentrant de l’école, je lisais Le Club des cinq ou Le Clan des sept et quand j’avais terminé ma lecture, j’écrivais la suite. (…) J’ai été urgentiste et j’ai travaillé à SOS médecins pendant des années. Et, l’année de mes 40 ans, j’ai rédigé le certificat de décès de Marguerite Duras, une femme exceptionnelle qui toute sa vie s’est battue pour ses choix. Ce jour-là je me suis dit que désormais j’avais envie de faire ce qui me faisait rêver depuis toujours: écrire.

On a tous une chose pour laquelle on est fait. Certains sont faits pour aimer, d’autres pour créer, d’autres encore les deux à la fois. Moi plus j’invente des histoires, plus ça me rend heureuse. Je raconte ce que je vois, mes personnages de papier sont mes copains d’écriture. En écrivant Entre ciel et Lou j’ai passé une merveilleuse année à partir chaque matin sur l’île de Groix, que j’ai dans mon cœur.

Dans Entre ciel et Lou, il est souvent question de musique. Quel rôle joue la musique dans votre vie? Jouez-vous vous-même d’un instrument? Si oui, lequel?

J’ai commencé à apprendre le saxophone il y a 2 ans et, comme Pomme, je pensais qu’il suffisait d’apprendre à jouer (comme on apprend à taper sur les touches d’un piano par exemple). Or, le plus difficile est de savoir souffler, cela demande beaucoup de technique. D’autant que quand on apprend adulte on se pose beaucoup trop de questions. Pendant un an j’ai insisté, avec mon saxophone acheté d’occasion, tout cabossé, j’ai réussi à jouer Danny boy ou Amazing grace mais jouer me cassait la voix alors j’ai arrêté. Et cela me manque vraiment.

Dans mes quatre derniers romans j’ai ajouté en fin de roman la playlist qui m’a accompagnée pendant l’écriture. J’ai découvert la grande musique lorsque j’ai écrit La mélodie des jours, j’écoutais alors beaucoup de musique classique. Musique, livres, cinéma, humains, animaux, mer et écriture sont sept petits bonheurs qui me sont indispensables.

Le bonheur est-il un but ultime ou une façon de vivre ? Quelle est votre recette du bonheur?

Le bonheur est un bonus, une chance et une fulgurance!

Je n’ai pas d’enfants mais j’ai écrit dix-sept livres, je suis entourée d’enfants et d’amis, j’aime transmettre, j’aime donner confiance lorsque je suis invitée dans une école pour parler de mes livres. Je leur dis «si vous avez envie de faire quelque chose, vous pouvez le faire, il faut juste travailler». Il faut chercher son bonheur et se battre pour.

Un ami m’a dit un jour « On est tous sur le pont du Titanic, mais on peut choisir sa danse et sa musique ». Chacun de nous est le skipper du bateau de sa joie.